1-
Qui, quand, où, pourquoi…. Bref, un p’tit historique
de Phase Terminale ?
Août 93, Tourcoing, 2 chants rageurs sur fond de guitare distordue
et de rythmes mécaniques se font entendre au 2ème étage
du 132 Chaussée Pierre Curie…. 2003, une poignée
de démos, un split Ep (avec TOXIC WASTE), le passage de Rico
à la basse, quelques compilations et concerts, un album, une
émigration vers Villeneuve d'Ascq, un nouvel arrivant et accéssoirement
10 ans plus tard, PHASE TERMINALE c'est :
BENNY (boîte à rythmes/séquenceur), LAUL (chant),
LORAN (guitare), RUDY (guitare/chant) et TOF (basse).
Parce que le glas sonne pour notre société enfermée
dans ses clichés, ses stéréotypes, parce qu'il
ne reste plus qu'à détruire pour reconstruire, parce que
le monde est à gerber mais qu'il y a encore quelques individuEs
libres et motivéEs pour combattre l'enfer des apparences…
DADDY COOL PUNX CORE OR DIE !
2- Avant que je ne commence à vous poser
des questions, pensez-vous pouvoir donner des réponses intéressantes
? Ou, plus clairement, à votre avis, pourquoi on fait des interviews
de groupes ?
Tof : Hé ! Ho !J'vais déjà essayer de te faire
des réponses sincères, après qu'elles soient dignes
d'intérêt, ça reste à voir…. Quand
au mystère du pourquoi faire des interviews de groupes, je pense
que c'est principalement parce qu'on apprécie le discours, la
démarche du groupe et que l'on a envie d'éclaircir quelques
points ou d'approfondir certains sujets avec celui-ci. L'amour de la
musique (c'est bô…) ne vient qu'après à mon
sens sinon on se borne à poser des questions sur la marque de
guitare qu'utilise "Dédé aux doigts de fée"
le guitariste soliste, le nom de la pédale qu'on entend sur le
morceau 5 ou encore si l'on préfère une batterie à
une boîte à rythmes (hé hé hé !) ce
qui est, tu en conviendra, passionnant !
3-
Un batteur serait il le bienvenu ou vous préférez la boîte
à rythmes ? Votre musique à une sonorité/ambiance
un peu industrielle, mécanique qui semble venir d’elle…
Tof : Hey ! Merci de nous poser cette question (Nds : c'est ça,
marre toi, mais y'aura vengeance…)!
Ben moi je suis plutôt fan de "groupes à boîte
à rythmes" et c'est justement ce côté mécanique,
industriel que cela apporte qui me branche bien… Maintenant, d'un
groupe à l'autre cela peu sonner différemment, hé
oui, on a tendance à l'oublier mais derrière une b. à
R. se cache généralement un être tout comme nous,
fait de chaire et de sang, qui s'use les bouts d'doigts à tapoter
éffrénément les petits boutons veloutés
de la machine dans le seul et unique but de programmer les magnifiques
patterns qu'elle nous restituera fidèlement ultérieurement….
(Nds: ouais, t'aime bien la B. à R. et Benny qui s'en occupe,
quoi… c'etait pas la peine d'en faire un pâté, on
a compris…). Le batteur n'est pas vraiment à l'ordre du
jour, si ça doit se faire ce sera surtout une histoire de coup
de coueur réciproque; de rencontre humaine, on ne cours vraiment
pas après !
4- L’album « L ‘Enfer Des Apparences
» est une auto-production. C’es une démarche importante
pour vous ?
Tof : Oui et non…. Oui parce qu'on a une idée assez précise
de ce que l'on souhaite faire et que hey! On est jamais aussi bien servi
que par soit même (Nds : DIY ?) ! L'album serait difficilement
sorti sous une autre forme dans la mesur ou on considère que
le choix et le nombre de morceaux ne regarde que nous. Tout comme le
choix de la pochette, la taille et le contenu du livret… On reste
ouvert aux avis extérieurs mais à partir du moment ou
on est tous OK entre nous, y'a plus vraiment de discussion possible,
c'est à prendre ou à laisser et ça, même
chez certains "indépendants" c'est pas gagné….
Non parce que sortir un disque coûte assez cher, encore plus quand
on l'autoproduit puisque tous les frais sont alors à notre charge
(l'album tout compris, studio + pressage + frais annexes nous a coûté
un "p'tit" 30 000 Frs) (Nds : On résiste à l'euro
dans l'nord ?) et donc un coup de main financier n'aurait pas forcément
été le mal venu… (toujours à la condition
de conserver notre totale liberté de mouvement et de décision).
Enfin…. Si y'a eu personne pour nous proposer quoi que ce soit,
on s'est pas emmerdé non plus à aller frapper aux portes,
on a fait notre truc comme on le sentait, peinard dans notre coin et
on est franchement contents (Nds : … d'être content…)
du résultat ! Je pense qu'on continuera sur cette voie ou alors
avec un système de coprod… (p'tit scoop, la prochaine prod
sera justement une coprod : un p't'chô split LP avec les franginEs
de LA SOCIETE ELLE A MAUVAISE HALEINE).
5-
Les choses ont l’air de pas mal bouger à Lille, notamment
au niveau des squats, un peu de (bonne) pub…lâchez-vous….
Tof : Tu tombe plutôt mal en ce moment, c’est pas vraiment
la joie… Plus de café , concerts difficiles, et très
contraignant de trouver une salle du coté des squats, depuis
que les Imposteurs se sont fait vider, il n’y a plus de squats
d’activité sur Lille… Il reste bien quelques individus
pour vivre « sous la ville », notamment les Squatteheureuses
masquées qui éditent La Monseigneur, mais je ne pense
pas qu’il y ait un projet d’ouverture prochainement ( après,
ces jeunes gens sont plutôt mystérieux… j’espère
bien me tromper sur ce coup !) Pour plus d’infos, allez faire
un tour du coté de http://lille.squat.net/
. En fait, il ne reste qu’un lieu de vie sympa sur Lille : le
centre culturel libertaire (Ouais !!) On y trouve une Bibliothèque-Librairie-Salon
de lectu- re, des expos, des conférences et diverses soi- rées-concert-théatre-Sound
System… Pour ceux et celles qui voudraient venir y jeter un œil,
ça se trouve au 4 rue de Colmar (porte des postes), et le programme
du mois doit pouvoir vous être envoyé en échange
d’un timbre. Un autre lieu qu’il est plutôt de bon
ton de visiter, si l’on vient sur Lille : Rockmitaine, le seul
disquaire non marchand au nord de Paris ( et certainement au Sud, d’ailleurs
!) au 112 rue des postes (M° Gambetta) Et si vous êtes de
passage dans la région un dimanche soir, n’oubliez surtout
pas de caler votre radio sur le 106.6 à partir de 18H30 pour
goûter au joie du légendaire Ecrasons la Vermine-Show.
6- Le jour on nous avions tenté de faire
une interview pour la première fois, vous veniez de jouer pour
les « Journées Libertaires » ; ça vous paraît
important de soutenir la Fédération Anarchistes ?
Tof : « il est clair que l’on préfère jouer
dans ce genre de cadre, qu’il y ait non seulement des spectacles,
mais aussi des tables de presses, des débats, expos… Des
lieux ou les échanges ne se limitent pas à une pov’
bière et ou on peut apporter notre maigre contribution à
quelque chose de constructif plutôt que de se retrouver dans le
troquet PMU du coin devant quelques soûlots (bon, ça peut
avoir son « charme » aussi…) et ou le patron est surtout
intéressé par l’augmentation possible de son chiffre
d’affaire… (au passage, merci encore à Flo et Greg,
la FA Rennaise, et au ténébreux MrS (Gniark Gniark), pour
nous avoir permis de participer au journées libertaires et nous
avoir accueilli aussi gentiment ; on remet ça quand vous voulez
!!!) Maintenant, on est pas venus « spécialement »
parce que c’était la FA. On soutient ce genre d’initiatives,
qu’elles soient organisées apr la FA ou par n’importe
qui d’autre avec qui l’on partage une certaine conception
de la vie et du monde, on est partant pour soutenir toute initiative
destinée à faire avancer les choses dans le bon sens,
toute initiative ayant pour but d’inscrire les concerts dans autre
chose que de simples lieux supplé- mentaires de consommation,
tout projet perme- ttant de développer d’autres rapports
que les rapports commerciaux qui régissent notre quo- tidien.
Demain sera ce qu’on en fera !
7- D’ailleurs, ça me rappel le titre
« Punkophobie » (qui n’est pas sur l’album mais
sur une démo) qui parle de la question de l’apparence,
le « paraître » et les poseurs
qui
en sont partisans semble être des cibles de choix pour vous ……….
– Laul : Punkophobie est l’un des tous premier morceaux
parus sur les démo et les compils (Chaos régional ; Décharge
Rock’n Roll ; Ten- dances négatives). Il vise surtout le
regard de la norme et des gens qui l’applique aveuglément
sur les punks : "être normaux, on a pas l’temps".
D’ailleurs ce morceau nous est souvent réclamé en
concert par pas mal de punks, mais on le fait plus; pour ceux qui sont
déçus, faut vous dire qu’il faut supprimer d’anciens
morceaux pour les remplacer par des nouveaux qui parlent plus des pensées
libertaires et d’idéaux que les punks ou d’autres
gens « libres », arbitrent, plutôt que d’histoire
de bières de look ou de style et qui, à mon avis, fait
avancer plus les choses. Le titre « punko » est le seul
titre avec un refrain ou le mot Punk est cité, et c’est
peut-être pour cela qu’on nous le réclame tant !
A l’heure actuelle, notre répertoire vise surtout le regard
de la norme et de ceux qui l’appliquent aveuglément sur
toutes les différences mêmes les plus subtiles (où
les punks aussi se retrouvent). Pour moi le punk-rock n’est pas
un miroir mais un outil d’expression et ne doit donc pas parler
que d’égopunk ! Cela ne veut pas dire que je n’aime
pas ce mor- ceau ; il existe toujours, et peut-être y aura-t-il
un megatu- bepunkodaddycodyophobie en 2012 ou avant… ! Je finirais
par une phrase d’un prochain titre s’appelant les hommes
sandwiches (qui se trouvera sûrement sur une future galette split
la société elle a mauvaise haleine en phase terminale)
: « L’antifascisme, l’antiracisme, la cîme de
la liberté, ne sont pas des modes des outils pour se van- ter
mais sont bel et bien des idées et des actes quotidien à
appliquer. » Des fois, je trouve qu’il y a trop de règles
ou normes vestimentaire idéologique dans les mouvements qui prétendent
ne pas en avoir ; mais à l’inverse, on y trou- ve aussi
tout ceux et toutes celles qui sont actifs et qui ont tout compris !
- Tof : On vit quand même dans une société où
tout repose sur l’image, le paraître, l’illusion et
quoiqu’on en dise, on est également forcé de faire
avec… Le truc c’est qu’il ne faut pas en être
dupe : l’image qu’on désire envoyer, celle que l’on
envoie et l’image perçue ne sont pas toujours con- cordantes
; tout cela n’est qu’un vaste jeu de rôle et il est
facile de se revendiquer une appartenance, de se cacher derrière
une Crète, un costard ou une casquette, mais cela ne reste qu’un
moyen de se fondre dans la masse… La masse des « crêtus
» vaut-elle mieux que celle des « costardus » ? Je
n’en suis pas persuadé ! Si l’on savait passer outre
la barrière de l’apparence, si l’on ne cherchait
plus à se rattacher à un quelconque modèle, notre
monde serait certainement plus vivable…
8- Pour rester sur le même titre, que pensez-vous
de la réaction des gens face aux « punks-de-base »
? N’est elle pas un peu justifiée dans le sens où
la plupart d’entre eux sont agressifs, intolérants et sont
juste des consommateurs comme les autres, à ceci près
qu’ils ont une crête et un treillis (vous avez dit uniforme
?) ?
- Laul : Pour moi punk est une apparence comme tout style et que l’apparence
peut-être bien portée et donc justifiée, comme mal
portée et donc un simple masque ! (Qui se cache derrière
alors ?) - Tof : «Punks de base»…il y aurait donc
des «punks d’en haut» et des «punks d’en
bas» ? Méfie-toi, Rastafarrin n’est pas très
loin… Tu sais la réaction des gens est simplement une réaction
à la perception agressive renvoyée par la panoplie du
parfait petit punk et je ne pense pas qu’ils fassent la différence
entre deux punk, l’un fut-il de «base» et l’autre
non.. Ca rejoint ce que je disais à la question précédente
: les bou- rrins dont tu parle se sont juste emparés de l’ima-
gerie punk mais n’en on pas saisi l’essence : ils sont le
reflet parfait de mon crétin de voisin qui pourtant porte un
costard. Si on savait passer outre cette simple perception pour creuser
un peu plus, cesser de réagir à une image pour réagir
à l’être, les relations à autrui seraient
certainement plus saines et notre monde meilleur… Oui, je sais,
je suis un grand naïf !
9-
Transposer du Sartre en punk (cf « Huis-clos »), fallait
oser ! Comment l’idée vous est elle venue ?
- Laul : Huis clos est un vieux morceau venant après punkophobie
et qui amène le problème dans un plus grand cercle : les
autres. Tous con cernés, du punk au quidam, tous dans un même
cercle : l’Existence face aux autres, à la haine, à
l’enfer… Mais aussi l’amour, l’amitié,
la solidarité pour combattre tout cela ! (Ce que Sartre ne ra-
joute pas dans la pièce !). Donc : 3huis clos pht » est
une version déformée, remasterisée et plus optimiste
que le Huis clos de Sartre. «Fallait oser» why not ? Même
si je ne suis pas d’accord avec lui sur tout ce qu’il a
dit au fait, cette pièce, simple, rentre dedans, sans ornements
et apparences, juste de cerveau à cerveau, d’humain à
humain m’a reflété une bonne image du monde et de
la base de ses problèmes. L’idée est venue après
l’avoir lu, le texte est basé sur la pièce mais
j’y rajoute ma propre expérience de la vie et en ressort
une analyse personnelle « la petite mo- rale de cette chanson,
il faut rejeter les cons, solidaire avec ses amis et ne plus gâcher
sa vie : combattons l’enfer ensemble. »
10- « Hors d’état de nuire
», ça ne serait pas le genre de titre violemment jubilatoire
dont on se décharge de responsabilité par un habile retournement
de situation et une p’tite morale au passage ?
Tof : Bon, l’auteur d’ «Hors d’état de
nuire» ne semble pas décidé à répondre
à ton interview dans un délai «décent»,
donc faudra se conten- ter de ma version des faits… Hors d’état
de nuire aborde la violence que cha- cun d’entre nous est amené
à croiser au quoti- dien, celle que l’on subit au contact
des autres, de leurs lois, de leurs normes, de leurs idées et
du fait que l’utilisation de la violence non né- cessaire
et non réfléchie ne nous mènera pas plus loin que
dans l’impasse ou nous nous trou- vons ! Il est évident
que l’utilisation de la violen- ce, ne serait-ce que pour se défendre,
peut parfois se révé- ler nécessaire, mais il me
semble impor- tant et même essen- tiel que cet usage ne remplace
pas la va- leur de nos argu- ments : comment pourrait-on atteindre notre
idéal, une so- ciété égalitaire, soli- daire,
sans plus au- cune notion de do- mination en impo- sant nos idées
par la force ? Ca relève de l’évidence, et pour-
tant… Maintenant en ce qui concerne la déchar- ge de responsabilité,
tu dois faire allusion à la fin du morceau et au passage «j’voudrais
bien mais si j’fais ça j’s’ rais comme toi
» et au risque de le faire tirer l’oreille par mes com-
parses, je serais plutôt d’accord avec toi : je pense que
c’est un raccourci un peu trop rapide et un brin moraliste, tout
n’est pas aussi noir ou blanc et dans l’absolu ce genre
de propos ne pourrait sortir que de la bouche d’un être
parfait, ce que nous ne sommes pas.
11-
Vos textes sont assez sombres, d’après moi assez pessimistes
sur la nature humaine (cf « Human stoïcism », «
Huis-clos »)… Pourrait on qualifier P.T. de misanthro-punk
?
- Laul : Je trouve que les humains sont trop opti- mistes par rapport
à la réalité de la situation : «la solution
est peut-être individuelle avant que d’être collective».
Misanthropunk : Si on dit «oui», plus personne ne viendra
nous voir ! Si tu fait référence au titre misanthrope,
cela traite de misanthropie face à la masse et comment elle existe,
et, à fortiori, face à l’individu qui s’y
trou- ve ! Mais on peut dire que ce morceau est une image forte et provocatrice
et donc on ne peut pas dire qu’on est à 100% et aveuglément
à ne plus vouloir vivre avec les autres sans leur sou- rire passer
de bon moments… En fait la misan- thropie n’est peut-être
aussi qu’une apparence où derrière se cache l’espoir
et un individu ayant aussi besoin des autres. Mais cette vie, cette
so- ciété va finir par rendre les gens misanthropes et
comme la masse ne crois que ce qu’elle voit à la TV, elle
deviendra misanthrope sans réflexion personnelle, c’est
à dire haineuse… Dans le mor- ceau, le misanthrope pose
les problèmes, veut faire avancer les choses. C’est vrai
que l’album est sombre, comme le nom du groupe d’ailleurs,
mais comme la réalité de la vie et du monde. Le jour où
il y aura des fleurs partout, de l’amour, des gens souriants,
des enfants heureux, un monde juste etc…Là, Phase Terminale
n’aura plus de sens et on formera un nouveau groupe qui s’appellera
V.L.V. (Vive la vie). Le but est de faire prendre conscience, de toucher
à la nature humaine, l’individuel et les problèmes
d’Ego. La nature humaine évolue mais pour ça il
faut que la foule prenne conscience et à l’heure actuelle,
elle doit prendre conscience de la réalité du monde en
2003 ! Toi-même tu sais ! Maintenant on ne peut pas dire qu’on
soit fiers des hommes mais on compte sur la lucidité humaine.
La société nous dégoûte ça c’est
clair. Nous sommes d’hu- meur bourrue, chagrine, oui comme tout
le mon- de, mais pas toujours et avec tout le monde. Ce sont les évènements
qui font l’humeur, et quand tu vois les évènements
actuels, cela nous rend misan-trop-pas-contents ! Sinon si vous désirez
nous parler, boire une bière, n’hésitez pas on vous
jettera pas ! - Tof : Mais l’humain n’est qu’une raclure
! com- bien de milliers d’années de destruction, de fierté
mal placée, de guerre, d’hypocrisie, de profit, de pollution
, de violence, d’esclavage racial, social ou sexuel, combien de
millier d’années de sou- ffrances, de misères et
de soumission… Tout ça pour en arriver où nous sommes
! Y a pas à dire, c’est chouete « l’évolution
» ! Misanthropunk ? Si tu veux… Perso, misanthro, il doit
y avoir de ça et certainement de plus en plus… Punk…mouais…qu’il
crève avec les autres !
12-
Vous avez des goût musicaux assez hétéroclites,
cette diversité va jusqu’où ?
- Laul : ROPUNKMETALREGAEROOTSKAMBI- ENTDEATHETEROCLYTOUTEMUZIKAMEPLAIT.
- Tof : C’est encore sans limites ! (Si j’écoute
majoritairement de l’anarchopunksirtacrusthar- dcore, j’écoute
aussi pas mal de rap, j’apprécie bien le bon, vieux ska
et la chanson et je n’ai rien contre un peu de métal ou
de disco (oh yeah !) Après il reste un gros paquet de trucs dans
lesquels je ne connaît absolument rein et que je ne demande qu’à
découvrir. Je suis sur qu’il est possible de trouver un
truc qui nous plaira dans toutes les musques, suffit d’une occasion,
d’une rencontre avec un groupe ou un morceau qui nous donnera
l’envie de fouiller un peu plus, mais bon, je serais mort avant
d’en avoir fait le tour !
13- Qu’est-ce que vous pensez des gens
qui dorment sous les tables (question subsidiaire) ?
- Laul : Le marchand de sable est passé, il auront peut-être
loupé ce qu’ils venaient voir, et s’ils dormaient
bien tant mieux pour eux et tant pis pour l’activité en
cours qui perd une personne du public ! - Tof : Qu’ils devraient
essayer les lits, on y dort beaucoup mieux ! (Nds : je pensais à
quelqu'un en particulier mais l'allusion ne semble pas avoir fait mouche
!?).
14- C’est bien une poèle sur la
pochette de "L'enfer des apparences(question subsidiaire 2) ?
- Laul : T’as déjà vus la mort sous une capuche
se regarder dans une poêle ?
- Tof : Hé !Hé ! Sache pour ta gouverne qu’il s’
agit là d’un miroir du 13ème siècle en bronze
et acier poli par trois générations successives à
l’aide d’un mélange de plumes de colombe, de houblon
fermenté et de graines de genévrier, celui ci conçu
sur le même modèle que celui de la belle mère à
blanche neige…petit ignare !
Pour les
contacter :
Phase terminale – 12 allée des Saules – 59890 –
Quesnay sur Deûle 06.78.55.35.05
Formeletale@chez.com
Leur site :
http://phaseterminale.propagande.org/
Morceaux
à télécharger (tirés de
l'album "L'enfer des apparences" dispo chez
SUBSOCIETY)
Huis clos
Misanthrope
Hors d'état de nuire
Danse !
discographie
PLOZOGÜNTZ
- K7 - 1993 PHT PROD
CHAOS RÉGIONAL -Comp. K7 - 1993
SVOBODA - Comp. K7 - 1994
PHASE TERMINALE - K7- 1994
LA VÉRITÉ EST AILLEURS - Comp. K7 - 1995
MEDITATIONS TERMINALISTES SUR LA CONNERIE HUMAINE -
K7 - 1995
PHASE TERMINALE / TOXIC WASTE - Split EP - 1996
TENDANCES NEGATIVES - Comp. LP - 1996
QUELQUES TÊTES A FAIRE SAUTER - Comp. K7 - 1997
PERDS PAS TON TEMPS ! - K7 - 1997
CIRCULEZ Y’A RIEN A VOIR - Comp. K7 - 1999
MOOVE YOUR HEAD & MOOVE YOUR BODY - Comp. - CDR
2000
AU PIED DU MUR… (Soutien à l’@narchist
Black Cross) - Comp. LP - 2001
L’ENFER DES APPARENCES - CD - 2001 (voir
KRONIK)
RÉVOLUTION KAOTIK - Comp. CDR - 2001
HALTE AU SKETCH - Comp. CDR - 2001
RÉVOLUTION KAOTIK - Comp. LP - 2002
AUTONOMIE AUJOURD’HUI (Soutien à No Pasaran)
- Comp. CD - 2002 (voir KRONIK)
SPÉCIAL ANNIVERSAIRE Comp. - K7 - 2002
LARSEN IS ASYLUM - Comp. CDR - 2002
SOUTIEN A EDDIE HATCHER - Comp. LP - 2003
WINDERSTAND - Comp. CDR - 2003
S.M.A.L. (Soutien à l'ATRA) - Comp. CDR - 2004