Mais pourquoi STREET TR@SH s'appelle
t'il donc Street Trash ? Un petit hommage à l'oeuvre
de Jim Muro ici ....

Une bonne adresse pour tout savoir
sur le cinéma bis ? Allez donc faire un tour sur le site
du fanzine TRASH TIMES !!!
http://www.trash-times.com/
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LISTE
DE FILMS KRONIKES :
. Bowling For Colombine (M. Moore)
. Pas Vu Pas Pris (P.Carles)
. Enfin Pris ? (P.Carles)
BOWLING
FOR COLUMBINE
Réalisation de Michael Moore
Lycée Columbine,
Michigan, 2 élèves abattent 13 personnes le 2 septembre
2001.
De ce qui pourrait presque passer pour un fait divers, Michael
Moore se lance dans une croisade contre la paranoïa sécuritaire.
Critique virulente du droit constitutionnel qui autorise (et parfois
même oblige) chaque citoyen à posséder une
arme, à posséder le pouvoir d’assassiner son
voisin : « le crime en vente libre ». Armé
d’un humour grinçant, d’argument chocs et d’un
calme déstabilisant, il s’attaque tour à tour
au idées reçues, aux lobby de l’armement,
à la mentalité américaine et à la
bêtise en général… Supporté par
un montage vidéo irréprochable et percutant, ce
reportage est
un « j’accuse » cinématographique. Reste
que rien n'est jamais entièrement noir ou blanc (sauf bien
sur pour certains esprits étriqués) et les motivations
de M. Moore me laissent quelque peu dubitatif : Il apparaît
en effet que c'est en quelque sorte par patriotisme (dixit M.Donavan,
producteur du film) qu'il a réalisé BFC.... Malgré
la pertinence du propos, donc, il faut rester critique. Le patriotisme
et le chauvinisme-nationalisme qu'il entraîne ne peut s'accompagner
d'une totale objectivité sur un problème de société.
Reste que BFC a eu un impact plus qu'important et qu'il a donc
permis à beaucoup de se rendre compte de certaines réalités
dures à avaler comme la part très importante qu'à
pris la CIA dans les attentats du 11 septembre.
Le lendemain de la séance à laquelle j’ai
assisté, la radio annonçait qu’un enfant venait
d’assassiner sa mère avec l’arme de son père,
celle-ci voulant qu’il finisse son repas avant de jouer
avec « le calibre de papa »…
Ci-contre, une publicité de la NRA...
... MrS ...
haut de page
PAS
VU PAS PRIS
Réalisation de Pierre Carles
Mords la
main de celui qui te nourrit …
et bien fort ! ! !
Pour ceux qui doutent encore de l’existence d’une
censure médiatique, il va bien falloir se rendre à
l’évidence : censure, manipulation, connivence politique
et affairisme sont le lot quotidien des chaînes de télé
nationales et des grands organes de presse. Grâce au monopole
monopolistique qu’ils en ont, c’est l’information
toute entière qui se trouve mise en jeu (voir la contre
information "fahrenheit 451") , bien en amont des journaux
télévisés . Pouvoir politique, détenteurs
de l’information, comme disait les Cadavres, on ne sait
pas trop qui est au bout de la laisse.
Mais si elle a toujours existé, la censure revêt
de nos jours son costume le plus mesquin, intéressé
et subtil mais néanmoins totalitaire, stratégique
et dangereux. Interdiction, Omission, Déformation, Uniformisation,
Résumé, Montage …
La censure est un sujet tabou pour les médias tout simplement
parce que c’est un sujet qui traite des médias. La
télévision reste un environnement mondain et élitiste
qui déteste surtout qu’on parle d’elle. Car
qui serait susceptible de parler objectivement des médias,
sinon eux mêmes ? « ne mords pas la main qui te nourrit
… »
La règle d’or du journalisme à la télé
a donc toujours été de ne pas trop parler de télé,
encore moins de la critiquer … Et rares sont ses journalistes
qui osent justement la remettre en cause. Pierre Carles, ancien
journaliste de tv, s’attache depuis quelques années
à démonter les règles qui régissent
cette « grande famille ». Croyant qu’on pouvait
tout y dire et que là était sa vocation première,
il s’attaque par ses documentaires à la pensée
unique et au discours dominant de la télévision.
Dans « Pas Vu Pas Pris », il décortique
les mécanismes qui ont fait que son documentaire «Pas
vu à la télé» fût censuré.
Cette censure atteint même son paroxysme paradoxal puisque
« Pas Vu Pas Pris » sera lui même censuré
et jamais diffusé, aucunes chaînes, pas même
sur le câble, n’ayant voulu diffuser ce brûlot.
Mais ce que montre ce film est bien plus qu’une simple censure
télévisuelle. Témoignant surtout d’une
évidente et outrageante connivence politique (l’entretien
amical mais affairiste entre François Léotard, soucieux
des élections à venir, et Etienne Mougeotte, intéressé
par la prochaine renégociation du cahier des charges du
service public), il aborde également le mensonge et la
mauvaise foi des journalistes vedettes, piégés selon
Pierre Carles par les méthodes dont ils font usage tous
les jours. Méthodes simples mais efficaces : - «
Peut on tout montrer à la télévision aujourd’hui
? » - « Oui bien sûr … nous sommes là
pour ça, transparence avant tout » - « et cela
? » ( montrant à ces journalistes vedettes l’entretien
Léotard-Mougeotte ) Grand moment audiovisuel que leurs
réactions face aux images, admettant malgré eux,
avec maladresse et incohérence, qu’ils étaient
bien loin d’être aussi transparents qu’ils voulaient
bien le dire. Il devient si facile d’imaginer qu’il
est ô combien coutumier dans les médias de manipuler
l’information, de contrôler les images, bref de décider
simplement de ce que les masses doivent et ne doivent pas voir,
et sous quel angle ! Il est par ailleurs tellement évident
(« Pas Vu Pas Pris » le montre bien mais peut-être
en aviez vous déjà une petite idée non ?)
que médias de masse et pouvoir politique « ne font
qu’un », travaillant main dans la main pour que chacun
y retrouve son compte et prenne les parts du gâteau que
sont la notoriété, les parts de marchés,
le contrôle du pouvoir, l’argent et encore l’argent
! Et si « Pas Vu Pas Pris » décortique les
mécanismes de censure, de manipulation et d’Intérêt
de cette télévision marchande, il permet d’envisager,
avec un minimum de regard critique, que ces mécanismes
sont largement utilisés dans d’autres domaines de
la société.
« il est hors de question qu'une dizaine de journalistes,
parmi les plus importants de la télévision, passent
pour des imbéciles... » ( Alain De Greef, directeur
des programmes de Canal+ )
QUELQUES EXEMPLES...
- Un récent livre d’un correspondant
de TF1 à l’étranger aborde la manière
uniforme et contrôlée avec laquelle les médias
traitent de l’actualité internationale … en
gros, a quoi ça sert de couvrir la famine en Afrique, la
guerre en bosnie, quand on peut faire de beaux reportages sur
la fête de la bière à Melun et la tradition
du cassoulet de Castelnaudary ! ! !
- Une partie de l’intervention sur France
Inter de Philippe Val, au sujet de JM Messier, est coupée
dans une émission produite par Capa, agence de production
de Canal+, chaîne principale du groupe Vivendi, propriété
de JM Messier. (les choses ont changées depuis...faut il
le rappeler ?).
- Juin 98, L'émission de Daniel Mermet «
Là bas si j'y suis », sur France Inter, qui se propose
de passer des extraits de la bande son du film « Pas Vu
à la Télé », est interdite par la direction
des programmes de France Inter sur injonction de Canal+.
- Mai 98, L'ACID (Association des Cinéastes
Indépendants) projette « pas vu pas pris »
à Cannes, pendant le festival du film, à des distributeurs
et à des exploitants de salles indépendants. Le
film est réclamé par de nombreux exploitants. Un
seul distributeur ose prendre le risque de se mettre à
dos Canal+ en le distribuant.
- Dans «Juppé Autrement», Pierre
Carles analyse comment les médias ont influencé,
préprogrammé, largement sur-médiatisé
la campagne de Juppé pour les élections municipales
à Bordeaux, en faisant une élection jouée
d’avance.
- Décembre 1996, Karl Zéro ayant déclaré
qu'il était libre de tout montrer dans son « vrai
journal », même du Pierre Carles, ce dernier lui propose
un sujet sur le remaniement du « club des intervieweurs
» de Chirac à l'occasion de son entretien télévisé
du 12 décembre 96. Constatant que le sujet met en boîte
Michel Field, Alain de Greef interdit sa diffusion dans Le Vrai
Journal.
- 96 : déprogrammation du documentaire « Chirac, ma
femme et moi » ( pierre carles ) par le patron de France
Television dans un contexte de sondages bas pour Chirac.
- TF1 a officiellement soutenu la candidature aux présidentielles
de 95 de Balladur, premier ministre sortant. En échange,
le projet de Bouygues pour le stade de France a été
retenu contre toute logique, aux mépris des règles
élémentaires d’environnement, de circulation,
sur un site pourri et pollué, avec la gestion du stade
en prime et la garantie de contrepartie financière de l’état
en cas de non rentabilité du site.
- 92 : fausse Interview truquée de Fidel Castro par PPDA.
« La relation privée d'un homme politique avec un
patron d'entreprise, fut-elle une entreprise de média,
ça fait partie de la vie publique… euh, de la vie
privée ». Anne Sinclair. Lapsus ?
PAS VU PAS PRIS... l'histoire.
En 94, lors d’une cérémonie de commémoration
militaire du débarquement, une conversation amicale entre
François Léotard, alors ministre de la défense,et
Etienne Mougeotte, patron de TF1, est piratée et récupérée
par un satellite juste avant que le sinistre ne passe en direct
dans le jt de 20h. L’année suivante, Canal+ commande
un document à Pierre Carles pour les journées de
la télé, consacrées cette année là
au thème « la télé, le pouvoir, la
morale ».Pierre Carles produit « pas vu à la
télé » à partir des images de l’entretien
Léotard-Mougeotte et d’interviews de journalistes-présentateurs
vedettes du petit écran sur ce thème ( De Virieu,
Villeuneuve, Duhamel, Durand, Benyamin, De Carolis, Karl Zéro,
Field, .etc… ). 2 mois plus tard, Canal+ décide de
ne pas diffuser le reportage. Pierre Carles, qui a enregistré
toutes les négociations avec Canal+ et les réactions
à son premier documentaire, décide de relater cette
censure dans un documentaire : « pas vu pas pris ».
... Pachoca ...
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ENFIN
PRIS ?
Réalisation de Pierre Carles
Dans « Enfin Pris ?» ( 2002 – la suite de Pas
vu pas pris ), Pierre Carles traite du problème fondamental
de l’objectivité du débat télévisuel.
Il veut montrer combien le fond du débat, l’objectivité
du message mais du coup également la légitimité
de la critique et de l’interviewer ne dépend que
du cadre télévisuel de ce débat. Manque de
temps et coupures répétées limitant l’argumentation,
présence ou non de contradicteurs professionnels de télévision,
mauvaise foi du journaliste inter- viewer ( le film a pour cadre
l’émission Arrêts Sur Images de D.Schneidermann
), « Enfin pris ?» illustre combien la télévision
est fondamentalement un outil de propagande au service du discours
dominant et que le débat ne peut être en rien objectif
si les schémas décidés ne le permettent pas.
... Pachoca ...
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